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Groupe opérationnel 11 : Politique des transports |
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Instruments pour l’évaluation des politiques,
prospective, économie et sociologie de l’innovation.
Président
Michel Rousselot (Ingénieur honoraire des Ponts et chaussées)
Secrétariat technique
Jacques Theys (MEDAD/DRAST), jacques.theys@equipement.gouv.fr
Eric VIDALENC (ADEME), eric.vidalenc@ademe.fr
[Liste des membres]
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| Axes de travail |
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Le caractère transversal des thèmes couverts par le groupe a
imposé, jusqu'à la fin de l'année 2002, une démarche
de programmation et de définition des axes prioritaires appuyée
sur une consultation des principaux acteurs intéressés, puis
sur un séminaire de lancement organisé en octobre 2002.
Evaluation des politiques de transport
Les travaux portent à la fois sur les outils d’évaluation
eux-mêmes (mesure des performances, méthodes d’évaluation
micro-économique des projets, études d’impact des plans
et programmes, indicateurs de développement durable, évaluation
des risques, impacts macro-économiques…) et sur l’analyse
des politiques publiques et de leur efficacité (performances comparées,
acceptabilité et efficacité des instruments, modernisation des
formes d’action, dynamiques et jeux d’acteurs…). Les différentes échelles
d’action publique sont prises en compte, ainsi que les interactions
entre les politiques de transport et les autres politiques publiques.
Quatre thèmes prioritaires de recherche ont été identifiés :
- l'analyse des jeux d'acteurs dans les politiques locales et
régionales de transport et l'efficacité des instruments
d'action (en intégrant les outils de concertation)
;
- les critères de développement durable ;
- l'évaluation des politiques de transport dans le domaine
des marchandises : comment expliquer l'inefficacité des
politiques passées ?
- l'intégration des politiques urbaines et des politiques de
transport.
Prospective des systèmes de transport
Il s’agit d'analyser les tendances et les ruptures possibles pour élaborer
des scénarios contrastés dans différentes configurations économiques,
techniques, organisationnelles et politiques. Des outils complémentaires
de prévision sont développés pour prendre en compte
les facteurs de changement tant en ce qui concerne les véhicules et
systèmes de transport, que l’évolution des territoires,
les modes de vie, le contexte économique et international, les technologies
et les stratégies d’acteurs.
Les sept thèmes prioritaires de recherche sont les suivants
:
- la prospective et la modélisation intégrée : scénarios
de
mobilité durable à l'horizon 2030 ;
- l'évolution des logiques productives et de distribution
et leurs impacts sur la mobilité des marchandises à l'échelle
européenne (en intégrant la problématique du
couplage ou du découplage entre croissance et développement
de la mobilité) ;
- les impacts sur la mobilité hors travail de la transformation
des modes de vie, des formes d'habitat et de
l'évolution démographique ;
- l'émergence de nouveaux modèles urbains et ses conséquences
sur la mobilité, notamment en zone périurbaine
et dans les quartiers défavorisés ;
- la prospective des représentations, des valeurs et des
attentes du public, et ses conséquences sur la demande ;
- la transformation institutionnelle des formes et modalités
de production des politiques de transport : décentralisation, intégration
européenne,
participation du public ;
- la prospective financière : quelles marges de manœuvre
pour des politiques futures de transport dans différents
contextes économiques et financiers ?
Economie et sociologie de l’innovation
Il s’agit, là encore, de développer les outils d’évaluation
et
de mesure et d’analyser les conditions d’une plus grande
dynamique de l’innovation. Outre des travaux indispensables
sur la prospective et la veille technologique, le groupe
a mis en évidence six grandes questions :
- les freins économiques, institutionnels, sociaux ou réglementairesà l'innovation
dans la mise en place de nouvelles technologies ou de nouveaux services;
- la
conduite des processus d'innovation dans le transport : aspects sociaux,
techniques et organisationnels ;
- les stratégies d'innovation des grands prestataires de services "à
valeur ajoutée" (logisticiens, voyagistes, …) ;
- les incitations à l'innovation adaptées à la situation
des
PME (organisateurs et opérateurs de transport) ;
- les produits et services à avantages collectifs : comment
accélérer leur diffusion ?
- les conditions de généralisation des nouveaux services
intermédiaires voyageurs/marchandises, ainsi que les
partenariats public/privé qu'ils génèrent.
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| Organisation |
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Beaucoup des thèmes couverts par le mandat du groupe
sont également abordés, de manière plus ou moins partielle,
par les différents groupes sectoriels. Des modalités
de coopération devront donc être trouvées, en particulier
avec les quatre groupes opérationnels qui sont chargés,
dans leur domaine de compétence, de produire des
connaissances et faire des recommandations pour les politiques
publiques : mobilité, sécurité, marchandises,
environnement.
Par ailleurs, la diversité des thèmes abordés dans le
groupe
justifie des modes d’organisation et de valorisation de la
recherche différenciés selon les niveaux territoriaux et les
thèmes abordés.
Au niveau national, l'une des priorités du groupe est par
exemple de structurer progressivement un réseau de chercheurs
en sciences politiques et en économie appliquée sur
le champ des politiques de transport. En matière de prospective,
les travaux à mener étant, par nature,
interdisciplinaires et relativement lourds (modélisation,
é
laboration de scénarios…) il convient de réfléchir
aux
moyens les mieux appropriés pour organiser un travail en
équipes ou en réseaux sur la base de financements pérennes.
Au niveau local, la mise en place d’une “ task force ” permet
de mettre en relation offre et demande de
recherche. L’accent est mis sur des travaux plus opérationnels,
proches de la “recherche action”, menés en
étroite collaboration avec les décideurs concernés.
Sur des
terrains représentatifs, la recherche doit apporter les
outils nécessaires pour mettre en œuvre les stratégies
de
“
mobilité durable” les mieux appropriées aux situations
locales.
Enfin, la réussite du programme est conditionnée
par
la qualité de la communication entre chercheurs
et praticiens. Un séminaire "permanent" (4 séances
par an) permet de mettre en discussion les travaux des
chercheurs (y compris pendant les phases de réalisation
des recherches). |
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